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Lettre d’information - Actualités
FloriHebdo - Lettre #14 - 23 juin 2020
 
DES NOUVELLES DES CINQ LAURÉATS
DU PRIX « ENVOYÉ PAR LA POSTE »
 
FloriHebdo - Lettre #14
 
 
 
La 6ème édition du Prix « Envoyé par la Poste » aura lieu fin août ou début septembre. La présélection qui devait être annoncée le 15 juin est reportée à la mi-juillet. En attendant de connaître les titres choisis par le jury que préside l'écrivain et diplomate, Olivier Poivre-d’Arvor, nous vous invitons à retrouver les cinq premiers lauréats qui, depuis, ont publié d'autres livres, reçu d'autres distinctions, ou viennent d’être à nouveau récompensés. Le prix du Livre Inter 2020 a été attribué le 8 juin à Anne Pauly pour Avant que j'oublie (Verdier, 2019). Jean-Baptiste Andrea et Thierry Froger ont écrit un deuxième roman également remarqué. Alexandre Seurat en est à son quatrième et Pauline Delabroy-Allard a publié un album pour les enfants. Pour chacun, nous avons sélectionné un podcast, un article ou un entretien, parus dans FloriLettres ou ailleurs. À écouter aussi la lecture d'un extrait des Nuits d’Ava de Thierry Froger (Actes Sud, 2018).
Mardi 30 juin, nous enverrons le dernier FloriHebdo# avant de reprendre en septembre les publications mensuelles de FloriLettres. Le numéro sera consacré aux festivals de l'été qu’inaugure dès aujourd’hui le Marathon des mots, festival international de littérature de Toulouse Métropole, en proposant du 24 au 28 juin des rendez-vous littéraires en ligne.
 
NATHALIE JUNGERMAN
 
 
 
Présidé par Philippe Lançon, le jury du Livre Inter a choisi de remettre ce prix 2020 à Anne Pauly pour son premier roman, Avant que j’oublie (Verdier).
 
Entretien avec la lauréate sur FRANCE INTER
 
Avant que j'oublie
Prix « Envoyé par la Poste » 2019
Anne Pauly © Verdier
 
[Prix Summer 2020 • Prix À livre ou verre 2020 des librairies Mémoire 7 à Clamart et Le Point de coté à Suresnes]
 
FLORILETTRES n°206
Prix « Envoyé par la Poste » 2019. Rencontre avec Anne Pauly
 
 
Entretien avec Anne Pauly
Propos recueillis par Nathalie Jungerman (FloriLettres n°206 • sept. 2019)
 
 
Ce livre édité est-il le premier écrit, la première tentative d’écriture ?   
     Anne Pauly Pas exactement. Au moment des débats sur le mariage pour tous, nombreux sont ceux qui, stupéfaits par les discours homophobes, ont réagi en décidant de créer une revue ou un festival en réponse aux injures proférées. J’ai fondé avec des amis Terrain Vague, une revue queer dont la ligne éditoriale est de faire se rencontrer des auteurs et des plasticiens. Elle explore les lisières du genre, du féminisme, de la Pop culture et de l’art contemporain. J’ai donc écrit deux nouvelles pour Terrain Vague. Mais Avant que j’oublie est véritablement mon premier long texte. Je savais, depuis mon enfance où je lisais énormément, que j’étais capable d’écrire. L’écriture était là mais j’avais besoin d’une validation, d’une autorisation. Je l’ai reçue de mes premiers lecteurs : mes camarades de fac « apprentis écrivains » et les professeurs, eux-mêmes auteurs. Leur avis positif m’a encouragée. Je me suis dit qu’il fallait persévérer, approfondir. Mon activité quotidienne – relire et corriger les textes des autres toute la journée – m’a frustrée car elle n’était pas dédiée à mon propre travail, mais en même temps elle m’a permis d’acquérir une forme d’agilité, de précision. Souvent, les auteurs des articles s’en tiennent à la première idée et ne cherchent pas le mot le plus adéquat. À force d’ajuster la langue des autres, on finit par ajuster la sienne. Il fallait présenter un projet pour le master de création littéraire. Je n’avais aucun travail d’écriture en cours et je me suis mise devant ma feuille. Cette histoire tragi-comique de mort du père et de deuil s’est imposée d’emblée. Je me suis souvenue que j’avais vécu cette période comme une fiction. Une manière de ne pas prendre tout de face. Plusieurs scènes me semblaient cocasses, violentes et absurdes, comme par exemple le fait que ce soit un interne de 22 ans – seul médecin présent dans l’hôpital – qui annonce le décès, ou encore le curé qui s’endort en disant la messe... Ça m’avait semblé tellement fou que je m’étais promis de ne pas oublier.
 
 
 
Pauline Delabroy-Allard, Ça raconte Sarah. Éditions de Minuit, sept. 2018
Prix « Envoyé par la Poste » 2018
Ça raconte Sarah a reçu plusieurs récompenses et notamment le Prix du Style 2018 et le Prix du roman des étudiants France Culture-Télérama
 
Pauline Delabroy-Allard et Hifumiyo, Avec toi. Livre pour enfants
Éditions Thierry Magnier, 2019.  Article de Marine Landrot • TÉLÉRAMA
 
Pauline Delabroy-Allard, Ça raconte Sarah.
Par CORINNE AMAR
(FloriLettres n°196 • sept. 2018)

© photo Ninon Brétécher
 
 
Ça raconte Sarah est le premier roman de Pauline Delabroy-Allard. C’est l’histoire d’une passion entre deux jeunes femmes d’une trentaine d’années que l’amour prend par surprise un soir de réveillon chez des amis ; une amitié qui se transforme en passion, une passion douce, une passion folle, une passion toute, une passion partagée, somptueuse, montée aux nues, vécues aux nues et puis, orageuse, foudroyante, exclusive, ravageant tout sur son passage, ne laissant plus que bris, débris. La narratrice enseigne dans un lycée, vie inscrite dans un quotidien sans éclat, a un enfant qu’elle appelle l’enfant, comme si l’histoire racontée, excluait tout autre prénom que Sarah. Son amoureuse, son héroïne elle, est drôle, fantasque, impétueuse, musicienne qui voyage de par le monde avec son quatuor, et se jette à corps perdu dans son amour.
 
 
THIERRY FROGER
Les Nuits d'Ava
Éditions Actes Sud, août 2018
 
Rome, août 1958. Ava Gardner s’ennuie sur un tournage. Hors champ, elle invente la dolce vita avant Fellini. Par une nuit arrosée, la star entraîne son chef opérateur, le timide Giuseppe Rotunno, dans une séance photo inspirée des grands nus de l’histoire de l’art. Dont un scandaleux tableau de Courbet… peint d’après photographie. Les Nuits d’Ava raconte ce moment de bascule où Ava Gardner affronte l’érosion de sa propre image en s’adonnant à toutes les dérives. Et l’obsession parfois distraite d’un certain Jacques Pierre, historien fantasque, qui s’improvise détective sur les traces des quatre clichés produits cette nuit-là.
 
Extrait lu par Nathalie Jungerman
Frank Sinatra, Fly me to the moon (instrumental)
Thierry Froger a reçu le Prix « Envoyé par la Poste »  2016 pour son premier roman, Sauve qui peut (la révolution)
 
Sauve qui peut (la révolution) • ACTES SUD
 
 
Jean-Baptiste Andrea, Ma reine
Éditions L’Iconoclaste, 2017
Prix « Envoyé par la Poste » 2017
 Ce livre a reçu une douzaine de récompenses et notamment le Prix du Premier Roman et le Prix Femina des lycéens
 
© Vinciane Lebrun-Verguethen
 

FLORILETTRES n°187
  Ma reine de Jean-Baptiste Andrea
 
 
Jean-Baptiste Andrea
Cent millions d'années et un jour
Éditions L’Iconoclaste, août 2019
 
 
Jean-Baptiste Andrea, Cent millions d'années et un jour  • Podcast de L'ICONOCLASTE
 
 
Entretien avec Jean-Baptiste Andrea
Propos recueillis par Nathalie Jungerman (FLoriLettres n°187, oct. 2017)
    
     Jean-Baptiste Andrea L’idée d’une histoire dominée par l’enfance a germé dans mon esprit pendant quatre ans. Ce thème m’intéresse particulièrement car je pense que c’est à ce moment-là qu’on puise sa créativité et le courage de faire un métier artistique. J’avais en tête le décor et le personnage principal, mais je ne savais pas encore quelle forme allait prendre l’histoire, ni combien de personnages j’allais mettre en scène. Un jour, je me souviens très précisément, alors que je me promenais dans la campagne, les éléments du récit se sont tout d’un coup agencés, l’ensemble s’est mis en place... La structure narrative s’était élaborée en marchant. Je suis rentré chez moi rapidement, j’ai rédigé le premier chapitre et ensuite, je n’ai plus cessé d’écrire jusqu’au point final. En deux mois, j’avais achevé mon roman.
Vous êtes réalisateur et scénariste. Est-ce que le cinéma a eu une influence sur l’écri-ture de votre roman ?
     J-B.A. Peut-être, mais je n’ai pas écrit ce roman avec les codes que requiert l’écriture d’un film, notamment une structure en trois actes. Toutefois, je suis sûr que d’avoir écrit vingt ans pour le cinéma apporte une forme de discipline évidente, une façon de penser, une appréhension de ce qu’est la construction d’un récit. Il est vrai que des lecteurs ont trouvé mon texte cinématographique, mais ce n’est pas tant l’influence du cinéma que le fait d’avoir un cerveau qui fonctionne par association d’images, et une mémoire photographique, visuelle, plutôt que sémantique ou auditive
 
Alexandre Seurat a reçu le Prix « Envoyé par la Poste » (1ère édition) en 2015 pour La Maladroite (Le Rouergue, coll. La Brune). Depuis, il a publié trois autres romans chez le même éditeur : L'administrateur provisoire (2016), Un funambule (2018), Petit frère (2019).
 
FLORILETTRES n°167
La Maladroite d'Alexandre Seurat
 
Le Marathon des mots se déroulera en ligne, du 24 au 28 juin
(La Fondation La Poste est partenaire de cet événement depuis sa création en 2005)
 
Le 28 juin à 17h : Hommage à Luis Sepúlveda qui a succombé au Covid-19.
Bruno Ruiz lit Luis Sepúlveda
 
 
LE MARATHON DES MOTS en ligne du 24 au 28 juin • Programme
 
 
Cet email a été envoyé à nathalie.jungerman@laposte.net.
 
 
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